MAMELOMASO a démarré en 1995 un vaste de projet de restauration et de valorisation des collines sacrées de l’IMERINA notamment la région de l’AVARADRANO au sein de laquelle se trouve le rova d’Ilafy et celui d’Ambohimanga.
* 1996 : LE ROVA D’ILAFY
Cette colline fortifiée qui abrite un musée ethnographique a fait l’objet de la première action de MAMELOMASO qui a commencé la réhabilitation des voies d’accès ainsi qu’une amélioration de la signalétique.
* DEPUIS 1997 : LE ROVA D’AMBOHIMANGA
Les exigences d’une démarche scientifique authentique sur un site exceptionnel
En 1997, MM alarmé par l’état de dégradation du site décide d’en faire une action prioritaire. Après concertation avec ces 2 partenaires à savoir la Direction du patrimoine culturel de Madagascar et la Mairie d’Ambohimanga, MM entreprend la réhabilitation des portes anciennes (à l’exception de celle d’Ambatomitsangana), du chemin de ronde, des fossés de défense et de tous les vestiges jalonnant ce circuit.
Aujourd’hui, 4 vavahady sur 16 ont été restauré, 3,5 km de sentiers (sur plus d’une dizaine de km ) réhabilités et il reste encore des dizaines de structures comme les fossés de défense, les lieux de culte...
COLLECTE DE DOCUMENTS
Comme dans toute opération de restauration, MM a commencé par une collecte de documents écrits et de traditions orales concernant l’histoire d’Ambohimanga. Cette collecte a été menée aussi bien à Madagascar, la Réunion qu’en Europe. L’association a pu se procurer des documents inédits (ex : carte postale ancienne) ou des références de base sur l’histoire de la région.
ETAT DES LIEUX
Relevés topographiques et architecturaux
Un inventaire qui s’est voulu aussi exhaustif que possible a été entrepris. AMBOHIMANGA a fait l’objet d’un relevé topographique sur l’intégralité de la colline. Une 1ère carte a été établie dans laquelle figurent tous les éléments visibles présentant un caractère patrimonial (palais, fossés, chemin de ronde, lieux de culte, tombeaux, fontaines ).
Ce travail de recensement n’est pas terminé car tout porte à croire - mention dans les traditions orales et les documents écrits - que de nombreux vestiges restent encore à découvrir - cachée dans une végétation très touffue à certains endroits - sans oublier bien évidemment les structures et mobiliers archéologiques enfouis dans le sol.
Ces monuments une fois répertoriés ont fait l’objet d’un relevé architectural complet. Ainsi chaque élément du patrimoine a - t-il été photographié, dessiné sur toutes les faces (plan, profil...) accompagné d’une description technique.
Ce travail minutieux a été confié à des topographes et architectes de l’IST ainsi qu’à l’équipe de MAMELOMASO constamment présente sur le terrain et assurant la partie historique et archéologique.
LES CAMPAGNES DE RESTAURATION
* 1997 - 1998 : Restauration du vavahady d’Ampitsaharana et du chemin qui le relie à la place de Fidasiana.
* 1998-1999 : Restauration des vavahady de Miandravahiny ambony et ambany ainsi que de l’escalier qui les relie entre eux. Réhabilitation du tronçon Miandravahiny ambony et Amparihimasina ainsi que le tronçon Miandravahiny ambany
* 2000 : Restauration du chemin de ronde reliant Miandravahiny ambony à Ampitsaharana en passant par les fontaines sacrées d’Andranomaneto et Andranomboahangy
* 2001 - 2002 : restauration du vavahady d’Amboara et de ses voies d’accès. / Fontaine sacrée d’Andranomboahangy
La main d’œuvre est composée, au niveau de l’encadrement par MM et l’équipe de l’IST, le reste par des artisans du village qui ont été formés par l’association et avec lesquels elle travaille depuis les premiers chantiers.
MAMELOMASO a instauré un circuit de restauration rigoureux composé de plusieurs étapes :
- Etude préalable et établissement du CCTP
- Respects des rites et coutumes : participation active des "mpanandro" et des anciens du village qui déterminent jours fastes, interdits et procédure à suivre. Leurs conseils sont scrupuleusement suivis.
- Réalisation des travaux : tenue d’un journal détaillé de chantier. Présence permanente de l’équipe de MM sur le chantier qui supervise, assure le volet archéologique et ethnologique, prend des photos et filme.
- Des prélèvements ont été faits au niveau des joints et des enduits et analysés en laboratoire.
- Une fois les travaux terminés, une évaluation est faite par les auteurs de l’étude préalable.