Bilan

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- Introduction - Campagne de restauration - Valorisation - Gestion de la crise : mesures de sécurité - Sensibilisation et communication - Reboisements - Formation - Musée Nationale d’Andafiavaratra - Inventaire du patrimoine de l’Imerina - En conclusion - AMBOARA : les péripéties d’une restauration

En conclusion 2

Depuis 2001, Mamelomaso est connu du grand public et dispose d’un capital-confiance assez important. Elle est de plus en plus sollicitée par des assocations de sauvegarde du patrimoine, souvent composées de natifs des sites historiques qui souhaitent bénéficier de conseils techniques ou d’une aide logistique. La médiatisation des actions de l’association s’intègre dans la campagne de sensibilisation que Mamelomaso veut mener pour que la restauration et la valorisation du patrimoine deviennent un enjeu pour un développement économique durable.

Durable parce qu’il tiendra compte du poids du facteur culturel dans les choix individuels ou collectifs de développement .

Durable également car la mise en place d’un tourisme culturel peut devenir un sérieux atout pour cette région de Madagascar car l’Imerina est boudée par le tourisme international - il n’y a rien à voir...- alors qu’elle possède plus de 20 000 sites fortifiés !

Aujourd’hui, bien que la restauration d’Ambohimanga soit loin d’être terminée, un travail assez conséquent a été accompli et Mamelomaso doit passer à une autre étape : rentabiliser et consolider ses acquis. En effet, l’association doit disposer d’une plus grande autonomie financière. D’où le projet de création d’un ecomusée ( vohitrin’ny Ntalo) à Ambohimanga.

Ce prograMamelomasoe permettra à Mamelomaso de pérenniser ses actions et dotera Ambohimanga d’une structure de valorisation touristique qui lui fait actuellement défaut.

LE POINT SUR LES ACTIVITES DE MAMELOMASO - MAI 2002

Les travaux de restauration du vavahady Amboara, démarrés en novembre 2001, ont continué normalement jusqu’à la mi-février 2002. A partir de cette date, les problèmes liés à la pénurie de carburant ont contraint l’association à les suspendre provisoirement .

Puis, reprise timide en mars 2002 malgré la situation politique et économique qui s’est considérablement dégradée : toujours pas de carburant, ce qui a entraîné un problème au niveau de l’approvisionnement en pierres, achetées sur Tana ainsi que le déplacement de l’équipe d’encadrement.

Mais ce n’était pas l’unique problème. Ambohimanga était classée « zone rouge » par l’Etat malgache . Cela signifie que les menaces qui pèsent sur son intégrité sont réelles et nombreuses : incendie et dégradations diverses comme vols, actes de vandalisme.

Les andrimasompokonolona reprennent du service. Ce sont tout des hommes valides du village qui se relaient pour assurer la protection d’Ambohimanga dès qu’une menace se précise. Ce système qui existe depuis des temps immémoriaux et le seul qui puisse assurer une protection durable du site.

Mamelomaso , par le biais de ses artisans, issus du village, participent à cette surveillance. Elle y contribue également en dotant les équipes de petits matériels de base : torche, petit système d’alarme, repas.

Par ailleurs, la situation socio-économique ne cesse de se dégrader : inflation galopante, insécurité ... à la hausse des prix des denrées de première nécessité s’est ajouté le problème du chômage technique !

Devant cette situation alarmante, Mamelomaso a décidé de reprendre les travaux , cela pour plusieurs raisons :

  • Renforcer davantage la sécurité du site. En effet, les ouvriers présents nuits et jours sur le terrain assurent une surveillance permanente de la colline - leur rôle est plus important dans la journée car c’est le moment où les habitants trop occupés par les travaux des champs délaissent les tours de garde.
  • Un problème humain : Mamelomaso fait vivre une trentaine de famille menacée par la malnutrition et les maladies si on ne leur donne pas des moyens de subsister. L’arrêt des travaux entraîne pour eux le chômage et tous ses corollaires.

Techniquement, des choix ont dû être faits . Ex : les travaux de réhabilitation ne nécessitant pas l’utilisation des pierres ont été privilégiés : remblaiement, terrassement, maintenance etc...

Début mai, Mamelomaso a envoyé une équipe sur place afin de faire un point sur la situation et décide de reprendre complètement la restauration , préférant un surcoût lié au prix du carburant

( qui est passé de 50 cts d’euro à 5 euros environ ! ) à l’arrêt total de la restauration. Le suivi est assuré par les membres de l’association sur place qui seront hébergés à Ambohimanga même.

Mamelomaso prend très au sérieux les menaces qui pèsent sur la sécurité des monuments historiques. Le cas de l’incendie du palais de la Reine - à l’origine de la création de l’association - l’ incite à faire preuve de vigilance. Mamelomaso travaille ainsi étroitement avec l’équipe de conservateurs de la Direction du patrimoine du Ministère de la culture afin de pallier aux lacunes décelées ci et là dans le dispositif de protection du patrimoine historique.

Ainsi, quelques mesures de sécurité de base ont été prises à Ambohimanga, Ilafy et Andafiavaratra.