Bilan

- Bilan 2002 - Bilan 2003 - Bilan 2004 - Bilan 2005


- Introduction - Campagne de restauration - Valorisation - Gestion de la crise : mesures de sécurité - Sensibilisation et communication - Reboisements - Formation - Musée Nationale d’Andafiavaratra - Inventaire du patrimoine de l’Imerina - En conclusion - AMBOARA : les péripéties d’une restauration

Campagne de restauration 2

1 - Ambohimanga : le vavahady d’Amboara

La restauration d’Amboara et celle de ses voies d’accès (500 m ) s’est terminée en octobre 2002 malgré de nombreuses péripéties.

Sa position ( dans la partie inférieure d’un talweg ) fait d’elle l’une des portes les plus fragiles d’Ambohimanga. Le choix de son emplacement ayant obéi à des raisons purement symboliques

( N-E de la cité) ce qui explique sa fonction du temps des rois

( avec Miandravahiny, elle était destinée au passage des défunts) .

Cette porte, qui a dû être complètement démantelée, a retrouvé son cachet d’antan : dans ses dimensions, les matériaux utilisés et ses fonctions. Des sondages minutieux ont mis à jour le niveau d’origine du passage central ( 90 cm en dessus du niveau avant travaux) dont on a retrouvé l’ancien pavage. Il en est de même pour des pans entiers du mur ancien, enfouis sous une trentaine de centimètre de terre. Cette découverte a permis d’avoir une idée assez précise de ce que pouvait être l’architecture originelle d’Amboara. Les pierres en vatoboda ( granite altéré ) taillées à la main et de dimensions régulières, présentaient un calepinage harmonieux. La découverte la plus remarquable est celle de l’ancien disque de pierre enfoui à 2 m sous le sol.

Les habitants du hameau d’Amboara peuvent maintenant emprunter la porte en toute sécurité. En effet, les vavahady d’Ambohimanga sont de nos jours encore des lieux de passage utilisés quotidiennement par les habitants. Hormis les bâtiments royaux, situé sur la plate-forme sommitale et transformé en musée, la commune d’Ambohimanga est un lieu où vivent 12 000 hab . C’est aussi un centre administratif , commercial, scolaire et religieux. D’où la nécessité d’associer les habitants aux travaux de réhabilitation et l’importance des actions de sensibilisation à leur égard.

La réhabilitation du chemin de ronde s’est faite parallèlement à celle du vavahady. Rappelons que ces sentiers ( une dizaine de km environ ) qui relient les vavahady entre eux, sillonnent également toute la colline. Ils étaient en général pavés ( il reste des lambeaux de pavage par-ci par-là ). Peu entretenus, ils sont actuellement en très mauvais état. La plupart d’entre eux desservent les villages environnant et restent très fréquentés.

(JPG)
L’ancien disque de pierre retrouvé enfoui à 2 m de profondeur
(JPG)
Amboara
Avant restauration
(JPG)
Amboara
Après restauration
(JPG)
Le chemin de ronde Ambatomitsangana- Amboara
Avant restauration
(JPG)
Le chemin de ronde Ambatomitsangana- Amboara
Arpès restauration

2 - Restauration de la fontaine sacrée d’Andranomboahangy

Les travaux ont démarré en 1999 par une série d’enquêtes de traditions orales suivis de fouilles archéologiques en 2000 ( en partenariat avec le Centre d’art et d’archéologie de l’Université de Madagascar) sans compter les recherches de documents dans les archives en début de campagne. Il a donc fallu 3 années pour en arriver à ce résultat.

Cette fontaine , lieu de culte, est aujourd’hui encore, assidûment fréquentée par des mpanasina . Ainsi, bien qu’elle reste aussi un point indispensable d’alimentation en eau pour les habitants du village - notamment pendant la période sèche ou les coupures sont fréquentes - personne n’oserai y apporter ou consommer du porc ou de l’ail. Des petites filles venues y puiser de l’eau nous avaient expliqué un jour qu’avant de venir, elles s’étaient lavées et rincées la bouche car elles venaient de consommer du porc .

La restauration a permis de mettre à jour une deuxième source longtemps enfouie sous la végétation et surtout de rendre au monument sa beauté et sa grandeur d’antan ( voir photo). Pendant le chantier, nous avions maintes fois assisté à des cérémonies associées au culte des ancêtres. Des tradipraticiens accompagnés de musiciens y viennent régulièrement rendre hommage à Andrianampoinimerina et à nenibe Felamboahangy ( grand-mère Felamboahangy dont le tombeau se trouve à proximité ) et demander leur bénédiction.

Seul point d’eau situé aussi près du cœur de la cité, Andranomboahangy était réservée dans les temps anciens aux femmes enceintes ou et faisait office de réserve d’eau ( fiandry) en cas de siège. En effet, les autres sources étaient situées dans les vallons, en contrebas.

On y trouve aussi l’emplacement d’un ancien vavahady , mentionné dans les documents, mais dont il reste aujourd’hui peu de trace visible.

La porte d’Andranomboahangy, très ancienne, fait partie du premier cercle de hadivory et de vavahady construites sous Andriatsimitoviaminandriandehibe.

(JPG)
La fontaine sacrée d’ANDRANOMBOAHANGY
En cours de restauration -2002
(JPG)
La fontaine sacrée d’ANDRANOMBOAHANGY
Avant restauration
(JPG)
La fontaine sacrée d’ANDRANOMBOAHANGY
Après restauration

Les anciennes structures se distinguent par leur couleur plus foncée.

3 - Travaux en cours ( suite projet 2002)

Pavage et consolidation de la digue du lac sacré d’Amparihimasina Restauration du sentier Amparihimasina - Miandravahiny En raison des fortes pluies qui se sont abattues sur le pays, la maintenance et l’entretien des tronçons de sentier et des monuments restaurés les années précédentes deviennent une priorité.